Je m’appelle TAT et j’ai eu l’immense joie d’être commissaire de piste aux 24 Heures du Mans 2009.

Publié le par Ecurie du Marais


Arrivée dès le mardi
, je m’installe tranquillement au poste 122 bis après avoir touché le paquetage sans lequel on n’entre pas sur le circuit : pass (bien sûr), combinaisons et casquettes

Le mercredi, on entre dans le sujet avec les essais de 17h  à 0h00, même si c’est long, voici 1 an que l’on rêve du vrombissement des moteurs. A minuit, les oreilles bourdonnent quand on ce couche mais c’est bon.


La vie au camp s’organise
, douche au camp des hollandais où personne ne parle le français,
 courses dans Arnage pour les provisions avant « LE » WE.


Jeudi, je m’offre un tour de circuit en voiture particulière avec Christophe. Et à 17 heures les essais reprenent avec la pluie. Une pause de 19h à 19h30 et c’est reparti jusque 0h00.

Nous nous relayons toutes les heures aux 3 postes qui forment en réalité le 122 bis. Casque vissé aux oreilles, nous écoutons la radio du circuit et nous tenons au courant des évenements de la course.

Vendredi  matin, nous nous frayons un chemin pour la douche : les hollandais sont presque tous arrivés avec leurs magnifiques voitures (Ferrari, Porshe, Lotus……).

Pour sortir du camp, il faut être muni du badge, plus une étiquette sur le pare brise de la voiture. Vendredi, les commissaires rencontrés l’an dernier arrivent petit à petit, c’est le plaisir de se retrouver et de faire la fête sous le chapiteau monté pour un grand bal.

Samedi matin c’est du sérieux, à 7h30, petits yeux ou pas, il faut être à son poste. La course commence par les voitures du Mans Séries. (toutes les anciennes qui ont fait Le Mans) .

Dès 12h30, tous en poste dans nos belles tenues blanches et casquettes noires, Monsieur Fillon ouvre la piste.

 15 h arrive à grand pas et c’est le début de la course : je fais du drapeau vert pendant1 tour.

Je tiens à préciser que nous ne restons pas en poste pendant 24 h, nous effectuons nous aussi des relais : 3h en poste et 6 heures en repos, mes horaires cette année sont 15 h - 18 h , 0 h - 3h, 9 h-11 h .

15 h - 18 h, 3 heures qui passent vite, sans incident. Nous laissons notre place à d’autres commissaires, nous nous changeons vite (nous n’avons pas le droit de rester en tenue de commissaire)

18 h – 0, 00 h. repas, détente dans l’énorme bruit des moteurs. 6 heures passent très vite.





0 h- 3 h : les pires heures, c’est long et on s’endort un peu mais il faut tenir.
Un tête à queue  sans gravité, nous essayons toujours d’écouter nos radios avec le rugissement des voitures on n’entend pas grand-chose malgré nos casques anti bruit.

3 h : nous partons tenter de dormir. Dur, à coté de la piste, mais nous réussissons malgré le bruit intense des voitures.

7 h30 réveil pour tout le monde, un café et on se prépare pour être en poste à 9h

9 h-11h  il faut être vigilant et bien regarder les voitures car en général c’est là qu’il y a le plus d’accidents.

11 h arrive vite et c’est le cœur bien gros que nous laissons nos places, c’est fini pour nous. Il nous faudra attendre 1 an avant de retrouver l’ambiance du poste 122 bis. Nous rangeons nos affaires le cœur gros et chargé de souvenir.

Je suis un peu déçue, je ne participerai pas au salut des commissaires aux pilotes. C’est mon meilleur moment, quand nous prenons nos drapeaux que nous les agitons à tours de bras pendant tout le dernier tour sur le passage des voitures. C’est la fin de la course, le cœur bat à 200 à l’heure.  Pour moi, ce sera l’année prochaine.

A 16h 30, nous quittons le circuit et nous prenons l’autoroute la tête chargée de merveilleux souvenirs.

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Publié dans Nous y étions

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